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Ainsi, c'est rassurée et en totale confiance que s'endort Nanami ce soir, dans les bras de son Shiro – qui est donc resté chez elle pour la nuit.

Le jeune homme a l'ouïe finie – et le sommeil léger - et c'est pour cela que sa compagne s'est finalement autorisé a tomber comme une pierre dans un sommeil profond : en cas de crise de somnanbulisme, elle le réveillerait aussitôt et il saurait agir en conséquences.

Elle en est certaine.
Il la secouerait énergiquement, pour la réveiller et la forcer a reprendre ses esprits. Puis, elle retournerait se blottir contre lui, pour continuer sa nuit.
Comme d'habitude. Comme a chaque fois qu'il l'a surprise en train de se promener dans les jardins en dormant. Voir en train de fouiller le réfrigérateur. Voir encore en train de se parler a elle-même ou de pleurer a chaudes larmes dans un recoin de la maison. Bref. Shiro est plus qu'habitué aux petites crises de sa compagne et il saura faire face ce soir encore.
- Nanami? Fait-il justement en ouvrant les yeux, pour constater que la concernée vient de se relever du lit, pour aller s'étirer devant son miroir.
- Quoi? Lui répond sans attendre celle-ci en haussant les épaules et en fouillant ses tiroirs a la recherche de vêtements propres – et sexy de préfèrence.
- Allez hop, on se réveille. On ouvre les yeux, ne se démonte pas le jeune homme en arrivant rapidement vers elle pour l'attraper par la taille et la ramener de force vers lui, - Nanami? Réveil!

- Oh mais lâche moi, toi. Tu me saoûles, le cingle t-elle en retour en le repoussant avec violence, - Non mais tu vois pas que tu gênes? Que t'es de trop? Que j'en ai rien a cirer de toi?
Une gifle retentit – et claque bruyamment sur la joue de l'effrontée.
« Bruyamment », mais sans aucune violence. Parce-que Shiro ne voyait dans cet acte qu'un moyen certain de la réveiller.
- Hmmm... lui gémit-elle pour récompense de sa victoire, après s'être effondrée dans ses bras sous l'impact – a cause de ce réveil si brusque, - Shi.. Shiro?.. Est-ce que j'ai fais une crise..?
- Oui.

- Heureusement que tu étais là alors...
- Je crois, oui..
- On retourne se coucher? Je suis crevée..
Ainsi, et après cette brève interruption, les deux amants décident de se lover a nouveau l'un contre l'autre pour continuer leur nuit en se serrant fort dans leurs bras respectifs.
Et si la fin de nuit de Nanami sera des plus calmes et paisibles, il n'en sera pas de même pour son chèr et tendre - qui aura bien du mal a trouver de nouveau le sommeil. Parce-que trop occupé a se souvenir des cruelles paroles que vient de prononcer sa propre petite amie a son égard.
« Tu vois pas que tu gênes. Que t'es de trop? Que j'en ai rien a cirer de toi? »
Bien sûr, il devrait se consoler en se disant qu'elle n'en pense réellement pas un mot et que ce ne sont que des paroles lancés en l'air et sans aucune reflexion préalable – ou alors, il pourrait aussi se souvenir que les crises de somnanbulisme de sa douce ont souvent été les révélations de ses désirs profonds.
Et étrangement, tel un grand masochiste, c'est la deuxième possibilité qu'il préfèrera se répéter inlassablement – pendant tout le reste de la nuit. Tout en maudissant un certain jeune homme. Un petit merdeux d'octavien.
Une petite saloperie a qui il conseille vraiment – et a partir d'aujourd'hui – de surveiller ses arrières...
? 




chika
sam 10 jan 2009 01:44