***

C'est sur le chemin du retour ; a pieds, évidemment ; que je réalise soudain la chance que j'ai habituellement de maîtriser sans doutes le plus merveilleux et pratiques des pouvoirs.

La téléportation.

La téléportation.
Oui, ce pouvoir qui me permet ; en temps normal, évidemment ; et sur une planète censée ; évidemment aussi ; de me téléporter instantanément sur les lieux de mon choix.

Je l'avoue. Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus marché comme cela. Certes, moins de vingt minutes, donc une durée risible aux yeux de tous – mais avant tout une perte de temps, flagrante et inutile, aux miens.
***
Finalement revenu devant l'entrée de la cabane de bûcherons, je prend poliement la peine de toquer a la porte.
Quoi? Oui, a moi aussi il m'arrive d'être poli, parfois. Et plus particulièrement quand je sais que je ne suis pas sur mes terres ; et donc peut-être en danger de mort – et si ça se trouve, désiré par des monstres sanguinaires, idiots, moches et affâmés. Ouch. Je viens de m'imaginer là le pire des scènarios et en grimace de dépit, tout en poussant la porte d'entrée pour pénétrer a l'intèrieur, vu que je viens d'entendre une voix féminine me demander d'entrer. Que ce n'est pas verrouillé. Je me retiens alors de rire. Une voix féminine? Encore? Et celle-là, va t-elle se jeter sur moi pour m'arracher les yeux, elle aussi?
Non mais j'vous jure..

- Heeey! Je fais vivement en entrant dans la pièce, tout en dirigeant mon regard sur la droite – pour apercevoir un petit canapé qui soutient confortablement les fesses d'Hideki, et de.. de.. euh...

Mais qui est donc déjà cette fille aux cheveux bleus et a l'allure d'une Barbie girl trop prononcée?
- Bonjour Daïïï!! me perce t-elle immédiatement l'ouïe, avec une petite voix d'un aigû qui m'insupporte déjà – Oh mon dieu, qu'est-ce qu'Hide est allé me draguer là? Un spécimen qui a l'air de regorger de tout les défauts que j'exègre le plus chez la gente féminine...
- Je vais mieux, si tu t'inquiètes encore pour moi! Me feint avec ironie mon meilleur ami dragueur de sainte-ni-touche, en me faisant ses yeux de merlans frits pour me demander avec inquiétude, - Et toi? Ca va toujours? Aucuns signes de malaise?
- Non, je le rassure alors, en ne quittant pas le bonbon rose du regard, pour ne pas manquer de me renseigner ensuite, - Et elle ? Euh...



































